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Export. En Normandie, la Cosmetic Valley s’organise pour rester compétitive


Projet de recherche collaboratif pour améliorer l’export

À l’autre bout du monde, à Pékin, Shanghai ou Tokyo, les marques de luxe les plus appréciées sont françaises. C’est dire s’il est nécessaire, pour Dior, Hermès, Chanel, en première position en Chine, que le bon produit arrive au bon moment dans le bon magasin : « Le moindre retard pénalise la vente et l’image, celle du produit, de la marque et de la France », commente Claire Bouvier, responsable de projets au Centre régional d’innovation et de transfert de technologie (Critt) transport et logistique du Havre.

Alors, c’est pour optimiser l’export de la filière parfumerie cosmétique que les industriels du secteur, réunis au sein du pôle de compétitivité Cosmetic Valley, lancent en janvier un projet de recherche collaboratif : Cosvapex (COSmetic VAlley Performance Export). Il vise, d’ici dix-huit mois, à proposer des pistes concrètes afin d’améliorer toute la chaîne logistique qui relie l’usine au magasin.

Le projet mobilise différentes partenaires, dont le Critt et le port du Havre. 80 % des produits cosmétiques produits sur le territoire français sont exportés dans le monde entier, et la plupart transitent par la vallée de la Seine et le port du Havre.

De plus en plus concurrentiel

Car « ce secteur est de plus en plus concurrentiel, rappelle Marc-Antoine Jamet, président de la Cosmetic Valley, avec notamment les produits asiatiques et américains. Il est aussi de plus en plus exigeant, en termes de fluidité et de régularité ».

Il s’agit donc d’éviter tout ce qui peut nuire au succès de cette filière : les ruptures dans l’approvisionnement et les retards dans les livraisons, qu’il s’agisse d’un produit nouveau en phase de lancement ou d’un produit haut de gamme déjà implanté. Autre problématique : la contrefaçon, qui fait perdre des ventes et dégrade l’image, ainsi que les pertes, et surtout les vols au cours de l’acheminement.

Jusque-là, les industriels tels que Dior, Guerlain, Hermès, Lampe Berger, Puig (Paco Rabanne) ou le distributeur Sephora, adhérents à Cosmetic Valley, « se préoccupaient davantage de travailler sur l’amont du produit cosmétique, sa formulation, son packaging, puis sur le marketing, liste Stéphanie Henry, directrice de l’antenne Normandie du pôle. La logistique leur paraissait secondaire ».
Près de la Glass Vallée

Or, une meilleure compétitivité passe aussi par l’optimisation de la chaîne logistique. Pourquoi, par exemple, exporter en ordre dispersé alors que la vallée de la Seine concentre le plus grand nombre d’entreprises de ce secteur ? Il y a aussi la proximité géographique du pôle mondial du flaconnage de luxe de la vallée de la Bresle, la Glass Vallée, en Normandie.

Et, au Havre, Hervé Cornède, directeur commercial et marketing d’Haropa (Le Havre-Rouen-Paris) ne manque pas de rappeler les atouts du port, notamment en termes de sécurité : « Le Havre est le premier port européen à avoir été certifié ISO 28 000 Sûreté. »

Alors, Cosvapex vise à fédérer ces industriels et à mutualiser les ressources. Avec, à terme, la perspective d’une plate-forme commune à l’export, implantée au Havre, où les conteneurs ne partiraient plus par marque, mais par pays.

La Cosmetic Valley, c’est quoi ?

Premier centre mondial de ressources en parfumerie-cosmétique, ce pôle de compétitivité, qui structure la filière depuis 2005, rassemble, répartis entre le Centre-Val-de-Loire, la Normandie et l’Île-de-France, près de 500 entreprises adhérentes, dont 80 % de PME (pour 21 milliards d’euros de chiffre d’affaires) et quelque 70 000 emplois, sept universités, le CNRS (Centre national de la recherche scientifique), l’Inra (Institut national de la recherche agronomique), 136 organismes de formation, 226 laboratoires de recherche

 

Par Nathalie DESSE

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